Société : « Egalité hommes-femmes : on en est où vraiment ? »

Egalité hommes-femmes : on en est où vraiment ?

On est en 2025. Les publicités montrent des femmes cheffes d’entreprise, des hommes qui
changent des couches, et même Barbie a eu une crise existentielle.
Donc tout va bien ? Pas vraiment.
L’égalité entre les genres progresse, mais souvent, on se rend compte qu’elle avance à
deux vitesses. Dans la vraie vie, il reste encore trop de stéréotypes, de jugements à deux
vitesses, de remarques déplacées. La route est encore longue.

La génération Z en a assez des doubles standards

“Ce n’est pas normal qu’une femme doive en faire deux fois plus qu’un homme pour
prouver sa légitimité.”
“À l’école, on demande encore aux filles de ranger pendant que les garçons s’amusent.”

Ce genre de constats revient souvent chez les jeunes aujourd’hui. Et ce ne sont pas que des
ressentis : les inégalités sont bien réelles.
On les vit à l’école, dans les études, au travail, dans les relations, dans les médias… et
parfois même dans nos familles. Pourtant, on continue de dire que “tout est réglé”. Vraiment
?

Une maturité imposée dès l’enfance

On répète souvent que les filles sont plus matures que les garçons. Mais est-ce vraiment
inné, ou est-ce le fruit de l’éducation ?
Dès le plus jeune âge, on apprend aux filles à se comporter “correctement” : rester calmes,
écouter, parler poliment, bien se tenir.
Chez les garçons, on est généralement plus tolérants : “il est agité, mais c’est normal”, “il a
besoin de se défouler”.
Résultat : une fille et un garçon du même âge, et on trouve la fille “plus sérieuse”. Pas parce
qu’elle l’est naturellement, mais parce qu’on attend qu’elle le soit.

Inégalités dans le monde du travail et en politique

Malgré les avancées, les femmes sont encore moins bien payées que les hommes, à travail
égal. Elles accèdent plus difficilement aux postes de direction, sont sous-représentées dans
certains secteurs, et subissent plus de remarques sexistes au quotidien.
Et en politique, le constat est tout aussi frappant.
Prenons un exemple : aux États-Unis, lors de l’élection présidentielle, des millions de
personnes ont préféré voter pour un homme accusé de propos sexistes et racistes (Donald
Trump), plutôt que pour une femme compétente comme Hillary Clinton en 2016.
Et même en 2020, Kamala Harris, première femme vice-présidente noire et sud-asiatique, a
été la cible d’un flot de critiques que ses homologues masculins n’auraient jamais reçues.
Encore aujourd’hui, être une femme dans un poste de pouvoir dérange, comme si la
légitimité restait masculine par défaut.

Quand la culture pousse à réfléchir

Des séries comme Adolescence, Sex Education ou Everything Now permettent d’interroger
notre rapport au genre.
Elles montrent la charge mentale des filles, les émotions censurées chez les garçons, les
injonctions contradictoires.
Si elles touchent autant la jeune génération, c’est sans doute parce qu’on s’y reconnaît.
Parce qu’elles mettent en mots ce qu’on vit souvent en silence.

L’égalité, ce n’est pas juste un concept, c’est un enjeu

dessin homme bleu femme rose sur fond rose ensemble

Ce n’est pas un simple mot dans un discours.
C’est un combat collectif, un effort quotidien, un changement de regard.
Et surtout, ce n’est pas “un sujet de filles”.
C’est un sujet de société. Et il est plus que temps d’en parler.